CRM #5 – Sunny Paris, noCRM : qu’est-ce que le no-code ?

4 semaines ago
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Par Sunny Paris, co-créateur et CEO de noCRM

Sunny Paris noCRM

 

On parle souvent du no code mais en réalité peu de gens savent qu’est-ce que le no-code réellement et quelles réalités recouvre t-il ?

Le but de cet échange avec Sunny Paris est d’expliquer de quoi il s’agit, et l’impact que le no-code peut avoir dans l’informatique de l’entreprise en général et en particulier dans l’univers Sales & Marketing.

Le no-code, c’est avant tout une promesse de souplesse.

Le no-code c’est avant tout une promesse. C’est la promesse, pour des personnes travaillant au marketing, pour des commerciaux ou encore pour des créateurs d’entreprises de ne pas être dépendant d’une équipe technique pour avancer des projets.

C’est-à-dire de pouvoir mettre en place des processus sans avoir recours à des développeurs, à la fois pour gagner en rapidité et en efficacité. Cela permet aussi de tester des actions ou des produits et éventuellement, par la suite, de les faire développer par des techniciens, pour passer à l’étape supérieure.

Historiquement, le no-code a surtout commencé par de simples connecteurs entre des applications. Par exemple, dans le cas où vous remplissiez un formulaire sur Google Form et pour que la réponse à celui-ci puisse être transmise dans votre CRM ou votre noCRM (selon comment vous êtes outillés), il fallait un connecteur pour réaliser cette action. Ce connecteur technique ou API doit être développé pour transmettre l’information entre deux outils. Les plateformes no-code telles que Zapier ont démarré dans l’objectif de créer des ponts entre les applications.

Le no-code pour construire des applications visuellement 

Aujourd’hui, avec le temps, le no-code s’est développé et des applications ont vu le jour qui permettent de construire entièrement de nouvelles applications. Ces outils no-code sont des machines à fabriquer des nouvelles applications.

On retrouve ainsi des stars telles que : Bubble, une plateforme no-code générique permettant de créer des web apps sans coder. Ou encore, des outils plus spécialisés comme Airtable qui permet de construire, de partager et de stocker des bases de données facilement sans connaissances techniques et sans excel. Il existe aussi des outils no-code pour pouvoir créer des sites webs performants sans coder comme Webflow ou Adalo. Ces plateformes offrent des interfaces 100% visuelles pour construire votre site web et traduisent également vos designs en code pour mettre en ligne vos créations avec un rendu très professionnel.

C’est donc une nouvelle série d’applications no-code qui a vu le jour pour construire des applications simplement. Cette boîte à outils no-code est très intéressante lorsque vous avez une idée en tête, que vous souhaitez démarrer un projet. Sans savoir coder, vous pouvez démarrer.

« Savoir coder », qu’est ce que cela signifie vraiment ? 

Lorsqu’on code on met de la logique. C’est-à-dire qu’on automatise un processus dans lequel sont présentes des règles logiques. C’est dire vulgairement : « s’il se passe ca : je fais ci et s’il se passe ci : je vais faire ça ». C’est vraiment là que la programmation apporte de la valeur en permettant de construire ces applications qui vous font gagner du temps tous les jours. Le no-code va vous permettre de faire cela sans coder de manière visuelle et simple. 

 

NoCRM

 

Le no-code, comme outil de de connexion 

Le no-code est aujourd’hui un mouvement en pleine accélération avec l’apparition de toutes ces nouvelles applications, mais ce qui m’intéresse, moi tout particulièrement, c’est l’autre partie qui est la partie connexion entre des applications. Ainsi, on ne développe pas une nouvelle application, mais on utilise les applications existantes pour les connecter simplement entre elles de manière intelligente grâce à des plateformes no-code.

Ces plateformes no-code tels que Zapier ou Integromat vont nous permettre de créer une « Super Application » qui va partir des processus métiers d’une entreprise et les faire fonctionner entre eux en faisant passer la donnée d’une application à une autre, en insérant cette couche de logique qui auparavant ne pouvait être implémentée que par des développeurs. C’est assez fondamental et cela permet de changer la façon d’aborder l’informatique de l’entreprise.

Aujourd’hui, quand une entreprise croît en taille, en général, elle va chercher à acquérir un outil ou un logiciel de taille importante pour gérer tous ses métiers. Par exemple, quand cette entreprise va chercher un CRM pour s’outiller, elle va chercher un gros CRM ou un ERP pour intégrer la gestion de plusieurs processus, parce qu’elle a envie d’avoir au même endroit toutes les informations. La fameuse vision 360.

Mais généralement, cela nécessite une personnalisation très forte et donc l’intervention longue d’une équipe technique pour adapter cette « grosse » application aux processus internes. Le problème, au-delà du coût et de la complexité en termes de conduite du changement, c’est qu’une application générique ne peut pas être performante sur tous les aspects des processus. Ce sont donc, des applications assez lourdes et qui sont prévues pour avoir beaucoup de fonctionnalités mais qui ne sont pas nécessairement les applications les plus adaptées, dans chaque silo, à leurs utilisateurs finaux.

Typiquement, et c’est ce que nous avons toujours constaté sur notre métier chez noCRM, c’est que les commerciaux n’aiment généralement pas utiliser les CRM. Pourquoi ? Parce que dans un CRM, on leur demande d’ajouter beaucoup d’informations pour d’autres départements de l’entreprise. Cela génère un sentiment de perte de temps et il y a alors une adoption qui est assez faible de ces gros outils.

Qu’est ce que le no-code vient donc changer? Et bien, le no-code va permettre à chaque équipe de choisir l’application qui correspond le mieux à son métier. Ainsi, les commerciaux vont pouvoir prendre une application pour les commerciaux, la compta va pouvoir sélectionner l’outil de comptabilité qu’elle souhaite mais au lieu d’avoir des silos, on va utiliser le no-code pour interconnecter les applications et cela se fait de façon simple, souvent visuelle et sans la nécessité d’employer des développeurs dans l’immédiat. On va pouvoir ainsi construire une application 360, avec les meilleurs outils pour chaque équipe, à un coût maîtrisé.

L’utilisation éventuelle de développeurs se fera une fois que l’on a finalisé et validé par l’usage les processus mis en place et uniquement si on atteint les limites de ce qui est développable en no-code. Cela permet de tester différentes applications, de choisir la bonne application pour chaque métier et ensuite de fabriquer une « méta-application » pour les interconnecter et mettre en place des processus efficaces à l’échelle de l’entreprise.

no-code. noCRM

Depuis le début de noCRM nous avons fait le choix de la verticalité, noCRM est une application qui s’adresse uniquement aux équipes commerciales. Conscient de cette verticalité nous avons proposé une API extrêmement riche mais malheureusement trop technique pour des équipes commerciales et marketing.

Nous sommes donc allés chercher dans le no-code les moyens de connecter notre logiciel de prospection commerciale avec un outil de marketing automation, avec une application de téléphonie, avec une application de facturation, ou même un CRM ou un ERP qui centralise l’information lorsqu’un prospect se transforme en client. Nous avons aussi investi beaucoup d’énergie dans une Académie no-code pour aider les utilisateurs à faire leurs premiers pas dans la « programmation » no-code. 

L’académie propose une série de tutoriels très détaillés qui commencent par une automatisation extrêmement simple, en 1 seule étape, pour finir par la construction d’un véritable outil d’e-mail automation. La partie apprentissage est extrêmement importante dans le no-code et doit être démystifiée. Il faut que les utilisateurs fassent leur premier zap, ou leur premier scénario Integromat pour ressentir la simplicité de mise en place.

L’existence de ces passerelles logiques nous donne donc la capacité de choisir le meilleur outil pour chaque équipe à un prix qui en général très compétitif. Les applications plus verticales sont en général plus simples à déployer, avec des coûts de mise en place plus faibles et l’acheteur a bien plus de choix. Une fois qu’on a la bonne application et qu’on sait qu’elle est utilisée par son équipe métier, grâce au no-code et grâce aux outils comme zapier et Integromat, on peut la connecter à toutes les autres applications qu’on utilise par ailleurs dans l’entreprise, y compris même avec des applications internes.

Je reste assez persuadé que dans le futur même pour des équipes de 200-300 personnes pour lesquelles on a des ressources de développement, on va voir ce genre de mise en place se développer. Dans de nombreux cas, les directeurs informatiques vont devenir des chefs d’orchestres d’applications SaaS choisies par les équipes métiers.

 

A lire aussi dans le cadre de ce dossier CRM :
CRM #1 : Des solutions SaaS pour un marché morcelé
CRM #2 : Pourquoi les commerciaux le subissent plutôt qu’ils l’aiment
CRM #3 : Mieux qualifier les prospects avec un outil gratuit
CRM #4 : prospection commerciale : optimisez votre stratégie et vos ventes

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