Collaboration #2 : Intranet, RSE, et No-Code

3 mois ago
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Ce billet sur la Collaboration s’insère dans une série de contributions qui vont être publiées les mois prochains.
Ce dossier est consacré à la collaboration au sens large, incluant tous les outils permettant les échanges, le télétravail et la gestion de projets par exemple.
Nous voulons en effet associer à ce sujet les éditeurs de logiciel, les cabinets conseil, les intégrateurs fonctionnels, et les clients finaux dans de nombreux secteurs d’activité.
Ces contributions et expertises permettront de vous proposer un guide sous forme de recueil qui sera mis à la disposition de tous.

 

Interview de Guillaume Poumadé, de Jamespot

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TE : Bonjour Guillaume Poumadé. Vous allez nous parler de « no-code » aujourd’hui, appliqué notamment à l’Intranet et aux solutions de collaboration. De quoi s’agit-il ?

GP : Bonjour. Le no-code existe en fait depuis longtemps. Mais les termes de no-code et low-code sont apparus assez récemment. Cela consiste dans le fait d’utiliser des composants externes, et de les intégrer dans ses propres applications sans avoir besoin d’écrire une seule ligne de code soi-même.

Cela existe depuis longtemps dans la mesure, par exemple, où de nombreux systèmes permettent de créer ses sites web sans avoir besoin de coder : Wix, Webflow, Unbounce, …

Depuis 2005, année de création de Jamespot, nous proposons du réseau social d’entreprise no-code. Nous avons donc décidé de lancer l’année dernière notre application “Fast Intranet”, qui indirectement est une application permettant de créer son intranet no-code.

Plus récemment, avec la nouvelle version de notre application “Smart Place”, il est possible de créer sa propre Digital Workplace (DW) en no-code.

Sans avoir aucune connaissance technique préalable, avec Jamespot, il est possible de créer son RSE, son intranet ou sa DW. Soit en partant de zéro, soit en partant d’un template. Ceci à partir de nos propres applications, nos propres modules, que l’on va installer ou désinstaller dans le gestionnaire. On va les positionner un peu avec une logique de “LEGO”, sur un mur d’activité, sur la base de l’intranet, ou sur le Desk de la DW, pour créer une plateforme à son image.

“LEGO”, car les modules sont déjà existants dans Jamespot, il suffit juste de décider de leur taille et de leur emplacement, avec une logique de grille.

On peut parler aussi d’”IKEA” dans le cas des templates, ou l’on part d’un modèle existant pour le personnaliser avec des composants.

TE :  Est-ce que cela se rapproche de la logique de certains CMS, comme WordPress ou Drupal, que l’on peut aussi personnaliser avec des extensions, ou créer à partir de Templates ?

GP : Oui, en plus puissant. Souvent, dans les CMS, il faut passer par les feuilles de style, les CSS, ou par le code, pour apporter certaines modifications. Dans certains Templates, on ne peut personnaliser que les couleurs. Jamespot a son propre CMS d’une certaine façon.

Pour ce que l’on appellerait des extensions, il va être possible de faire des intégrations avec des logiciels externes. Ils vont s’imbriquer dans le RSE ou l’Intranet comme des blocs, ou des applications à part entière. Régulièrement, sur le Jamespot Store, nous ajoutons des applications externes.

Nous avons ajouté récemment “YesWeShare”, qui est un composant externe orienté bien-être et sophrologie, que les clients peuvent aller installer.

L’une de nos forces, c’est d’avoir sur le Jamespot Store une centaine d’applications, qui sont des alternatives à des applications du marché. Notre application “Tableau”, par exemple, est une alternative à l’application Trello, Asana ou Monday.

Pour les banques documentaires, Jamespot a sa propre banque documentaire, alternative à OneDrive, GoogleDrive, DropBox, etc.

Si l’on pense que cela va prendre trop de temps de développement, on va chercher à proposer une application existante, qui va devenir intégrable sur Jamespot.

TE : Avec cette conception no-code, est-il possible de s’adresser directement à des directions métiers, sans passer par les DSI ?

GP : Historiquement, depuis 2005, nous étions le réseau social d’entreprises métier. On s’adressait aux métiers. On essayait donc de s’affranchir de la DSI, selon la taille des comptes. Plus l’entreprise grandit, plus elle est structurée, plus la DSI est forte, d’autant qu’elle a aussi un devoir de sécurité vis-à-vis de l’organisation.

Pour les PME et les ETI, dont la taille est inférieure à 2000 salariés, Jamespot peut directement travailler avec une direction métier, sans passer par des développeurs.

Si la DSI n’a pas le temps, et qu’un projet n’entre pas dans ses priorités de l’année, la direction de la communication peut regarder les solutions d’Intranet, et s’adresser à nous.

La DSI aura tout de même un droit de regard sur la sécurité, et l’intégration globale dans le SI, mais la direction métier peut lancer son projet toute seule.

Parfois, au sein même d’une direction métier, on peut aussi trouver un service qui va lancer son projet en s’affranchissant de la direction au-dessus.

On ne peut pas s’affranchir totalement de la DSI, surtout dans les entreprises de grande taille, mais cela permet aux plus petites de se lancer en autonomie.

TE : Comment réagissent les DSI vis-à-vis de ce type de solution no-code ? Est-ce ressenti comme un moyen positif de se délester d’un certain nombre de contraintes ? Ou au contraire comme une intrusion dans un champ qui leur est traditionnellement réservé ?

GP : Historiquement, une grosse partie des sites web sont sur WordPress. Cela s’est fait en interaction avec la DSI. Même si, plus l’on monte dans de grosses structures, de grands comptes, plus ces sites sont intégrés à la DSI.

Je pense qu’il faut avoir une vision positive, en disant que le no-code aujourd’hui doit être perçu comme l’allié des DSI. Elles ont à gérer de multiples projets, et doivent se concentrer sur tout ce qui est en rapport avec l’intégration et la sécurité, au quotidien.

Le no-code permet aux métiers d’identifier des solutions pérennes pour répondre à leurs problématiques, et ensuite de remonter l’information à la DSI. Celle-ci va se dire qu’elle n’aura pas forcément à gérer ce problème au quotidien.

Si l’infrastructure tombe, ce n’est pas la DSI qui va le gérer. C’est le prestataire qui propose la solution. S’il faut une application particulière pour un besoin métier, c’est le prestataire qui va la développer.

Le no-code doit plutôt être perçu comme un allié.

TE : Est-ce que cette approche no-code est spécifique à Jamespot sur ce marché de l’intranet et de la collaboration ?

GP : Nous sommes parfois face à des mastodontes du marché qui ont tendance à imposer une structure globale. Tout le monde a la même chose, et on essaie de personnaliser quelques éléments en passant par des intégrateurs.

Ce sont là les grandes forces de solutions comme les nôtres, Intranet, RSS, Digital Workplace, de s’affranchir de ces coûts.  Le no-code n’est plus une révolution, c’est une évolution continue, logique, pour faire en sorte que de plus en plus de personnes puissent profiter du numérique en bonne intelligence.

 

Collaboration et travail hybride : une alliance en plein essor

La période est charnière pour les solutions de collaboration, de travail à distance et de travail hybride. Elles vont être au cœur de l’entreprise des 10 prochaines années, plus qu’elles ne l’ont jamais été. Elles vont constituer un socle de reconstruction et de productivité, et acquérir un statut  qu’elles n’avaient pas forcément jusqu’alors : elles sont devenues indispensables.

Nous avons l’intention dans cette série de donner la parole aux acteurs du numérique français et européens qui facilitent la collaboration et notamment dans ces catégories non exhaustives :

  • Les plateformes collaboratives
  • Les outils d’animation de réunions en ligne
  • Les applications de gestion de projets

Ne soyez donc pas surpris si nous donnons la parole Jalios, Talkspirit, Lumapps, Oodrive, Beekast, Wimi, Jamespot, Sciforma, Planzone, Edward… ainsi qu’aux consultants et experts de ces domaines.
A suivre donc …

 

Nous vous invitons à y réagir, à découvrir nos articles dans les prochaines semaines, et à nous faire part de vos expériences si vous le souhaitez. Contactez-nous pour vous exprimer.

1 thought on “Collaboration #2 : Intranet, RSE, et No-Code

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