Ethereum : un saut énergétique et technologique historique

2 semaines ago
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Vous n’y avez sans doute pas échappé, même si la technologie blockchain et toutes celles qui en dépendent (NFT) ne sont pas forcément les plus connues et les plus médiatisées.
En ce début septembre, Ethereum, qui propose l’Ether une des principales cryptomonnaies mondiales, a modifié radicalement la technologie de validation employée jusqu’alors par lui même et ses concurrents.

Jusqu’alors, la technologie reposait sur un minage, qui avait l’inconvénient majeur de faire appel à des millions de machines dans le monde entier.
Certaines d’ailleurs de ces machines étaient achetées et installées uniquement pour cela, par des particuliers partout dans le monde. Car cette activité pouvait être hautement lucrative.
Dans d’autres cas, c’était vos propres ordinateurs, sans forcément que vous en ayez conscience, qui pouvait utiliser une partie de vos ressources en puissance de calcul.

A la clé de ce fonctionnement : une consommation d’énergie tout à fait hors de proportion avec l’objectif recherché, la création et la gestion d’une monnaie virtuelle.

Les créateurs d’Ethereum, conscients de ce problème, ont cherché une solution radicale à ce défaut inhérent à leur technologie, et peut-être à la blockchain en général.

 

Cette transition, appelée « Fusion », a été lancée et mise en ligne. Elle semble pour le moment répondre parfaitement à l’objectif recherché, avec une économie d’énergie tout bonnement phénoménale.
On parle ici de ce qui pourrait s’avérer comme la plus grande économie d’énergie réalisée instantanément par un saut technologique de toute l’histoire de l’industrie.

La plus grande baisse de consommation instantanée de l’histoire des technologies ?

Sur la page d’accueil d’Ethereum, on parle ainsi fièrement de : « This completed Ethereum’s transition to proof-of-stake consensus, officially deprecating proof-of-work and reducing energy consumption by ~99.95%. »
Oui, il s’agit bien d’une économie de 99,95% d’énergie, électricité en l’occurrence !

Ceci représenterait ni plus ni moins que 0,2% de la consommation mondiale effacée d’un seul coup, amis ce chiffre est minimisé par de nombreux spécialistes.

Ce gain est permis par l’évolution du Proof of Work vers le Proof of Stake. On passe de la « preuve de travail », mécanisme qui s’appuie sur des mineurs pour valider les transactions, à la « preuve d’enjeu » qui ne nécessite que des validateurs pour assurer le fonctionnement du réseau.

C’est la première fois qu’un réseau aussi important change d’algorithme de consensus en cours de route.

Des associations écologistes, notamment GreenPeace, militent depuis longtemps pour cette réduction énergétique et ce changement d’algorithme à l’échelle mondiale.
On peut découvrir les raison sur cette page.

Rappelons au passage que le système de validation des cryptomonnaies est basé sur un principe de récompenses, qui rémunèrent les machines qui effectuent des opérations.

Voilà pourquoi de nombreux petits malins ont distribué des malwares à grande échelle (voire tout simplement intégré du code dans une application ou un logiciel commercial), pour participer au minage et engranger parfois de substantiels bénéfices. Au prix d’une dépense d’énergie énorme.

Le changement d’algorithme va avoir une autre conséquence sur les personnes qui pourront désormais prétendre à ces récompenses.
En effet, selon Ethereum, il faudra désormais disposer de 32 Ethers pour pouvoir s’insérer dans ce nouveau système. Or, cela représente un investissement de 50.000 € environ. 
Un moyen de mettre un coup de balais discret dans ce monde pas toujours très éthique.

Avec ce changement, Ethereum s’ouvre aussi la porte de nombreuses grandes entreprises ou organisations, qui jusqu’alors voyaient d’un très mauvais œil la consommation énergétique de la blockchain en général. ce nouveau principe offre des garanties suffisantes pour être intégré dans des programmes de transition énergétique à grande échelle.

Pour en savoir plus :
La page du site Ethereum qui décrit le processus de Fusion

 

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