À l’occasion des Universités d’été Cyber & Cloud de Confiance d’Hexatrust, Thierry Bayon, cofondateur de Tech’Ethic, a reçu Alain Garnier, CEO et cofondateur de Jamespot.
- 1. Jamespot franchit une nouvelle étape avec l’acquisition d’Alinto
- 2. La modularité, une réponse au verrouillage technologique
- 3. Le pacte marque un changement de méthode
- 4. Des critères plus simples pour définir le numérique de confiance
- 5. Un engagement positif, qui doit encore être chiffré
- 6. Faire grandir la filière grâce à la commande publique
- De l’intention à l’action
Au cœur de leurs échanges : la signature du Pacte numérique et IA, ses ambitions pour la souveraineté numérique française, mais aussi les conditions nécessaires pour transformer cet engagement politique en actions concrètes.
1. Jamespot franchit une nouvelle étape avec l’acquisition d’Alinto
L’acquisition de l’éditeur de messagerie Alinto permet à Jamespot d’enrichir sa plateforme collaborative et de dépasser les 1 500 clients. L’objectif : proposer une alternative française plus complète, capable de répondre aux besoins des acteurs publics comme des entreprises.
2. La modularité, une réponse au verrouillage technologique
Pour Alain Garnier, sortir de la dépendance aux grandes plateformes américaines ne signifie pas nécessairement tout remplacer en une seule fois. Une approche modulaire permet aux organisations de faire évoluer progressivement leur messagerie, leur intranet, leur suite bureautique ou leurs outils de sécurité.
3. Le pacte marque un changement de méthode
Après plusieurs années de relations parfois difficiles, le Pacte numérique et IA traduit une volonté nouvelle de l’État de travailler directement avec la filière française. Alain Garnier souligne notamment la qualité du dialogue engagé par Walter Arnaud avec les représentants de l’écosystème.
4. Des critères plus simples pour définir le numérique de confiance
Le pacte repose sur trois critères principaux : disposer de son siège social en France, y exercer l’essentiel de ses activités et être protégé des lois extraterritoriales. Une définition claire, qui distingue souveraineté numérique, cybersécurité et politique d’achat public.
5. Un engagement positif, qui doit encore être chiffré
La principale limite du pacte réside dans l’absence d’objectifs budgétaires ou de volumes de commandes précis. La prochaine étape sera donc de traduire cette volonté politique en trajectoires mesurables, notamment au sein des ministères, des collectivités territoriales et des centrales d’achat public.
6. Faire grandir la filière grâce à la commande publique
Selon Alain Garnier, le problème français n’est pas l’existence d’un grand nombre de petits acteurs, mais le manque d’entreprises numériques de taille intermédiaire. Pour les faire émerger, la commande publique constitue un levier essentiel : les achats créent de la croissance, qui permet ensuite les investissements, les rapprochements et le changement d’échelle.
De l’intention à l’action
Les solutions françaises et européennes disposent aujourd’hui de véritables atouts : simplicité, modularité, maîtrise des données, coût et frugalité. Des migrations réussies montrent déjà qu’il est possible de quitter progressivement les environnements dominants sans sacrifier les usages ni les fonctionnalités.
Le Pacte numérique et IA ouvre donc une voie encourageante. Reste désormais à vérifier qu’il produira des décisions d’achat, des calendriers de migration et une croissance durable pour l’ensemble de la filière française du numérique de confiance.







